Prise de sang GGT

Dans le cadre d’un bilan hépatique ou lorsque le patient présente des symptômes pouvant faire penser à une inflammation des voies biliaires, une infection du foie ou une atteinte des voies digestives, le médecin peut être amené à prescrire une prise de sang pour mesurer le taux de GGT (Gamma Glutamyl Transpeptidases), le meilleur indicateur des enzymes produits par le foie, les reins ou le pancréas.

Ces enzymes jouent un rôle essentiel dans le transfert des acides aminés entre les différentes cellules et leur présence contribue au maintien de l’intégrité des membranes cellulaires sur de nombreux organes comme la rate, les intestins, les poumons, le cœur, le cerveau et même la prostate.

En mesurant le taux des GGT, le médecin peut prendre connaissance de l’activité du foie et évaluer d’éventuelles lésions hépatiques, notamment chez les personnes qui consomment de l’alcool en grosse quantité.
Le taux des Gamma-GT permet aussi de contrôler le comportement du foie lors de la prise de médicaments ayant des effets indésirables sur celui-ci comme, par exemple, certains barbituriques, antidiabétiques, la pilule ou lors de traitements pour l’hypertension.
Les patients atteints d’obésité ou présentant un taux élevé de graisses dans le sang (hyperlipidémie) ont également des taux supérieurs à la normale.

Il est aussi des cas rares où le taux des Gamma-GT peut être élevé sans qu’il n’y ait aucune cause décelable ni aucun symptôme particulièrement alarmant.

Le taux des Gamma-GT dans le sang varie suivant le sexe et l’âge

Chez les femmes, on retrouve des valeurs moins élevées de Gamma-GT que chez les hommes ainsi que chez les enfants de moins de 14 ans par rapport aux adultes.
L’élévation des Gamma-GT est aussi relativement fréquente chez les nouveau-nés ainsi que chez les personnes atteintes de surcharge pondérale ou qui prennent des anti-dépresseurs.

La hausse des Gamma-GT dans les affections hépato-biliaires

On retrouve un taux élevé de Gamma-GT, principalement dans toutes les hépatites, qu’elles soient aiguës ou chroniques, virales ou médicamenteuses, dans les stéatoses, dans les cholestases lorsqu’il y a un obstacle à l’évacuation de la bile, dans les cirrhoses alcooliques ou encore lorsqu’il existe des tumeurs primitives hépatiques.

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